MÉMOIRE : HOMMAGE AUX VICTIMES DU CRASH AÉRIEN DU VOL 708 DU 16 AOÛT 2005

Le mardi 16 août 2005, vers 3 heures du matin, un McDonnell Douglas MD-82 de la compagnie colombienne West Caribbean Airways, assurant le vol 708 entre Panama et Fort-de-France, s’écrasait dans la Sierra de Perijá, près de Machiques, à une centaine de kilomètres de Maracaïbo, au Venezuela. L’appareil transportait 160 personnes, dont 152 passagers martiniquais et 8 membres d’équipage. Toutes ont perdu la vie dans cette catastrophe aérienne.

Une enquête judiciaire était ouverte au Venezuela dès le jour du drame. Une information judiciaire était par ailleurs ouverte en Martinique le 18 août 2005 contre X du chef d’homicides involontaires. L’identification de l’ensemble des victimes s’achevait en mars 2006. L’enquête technique était conduite par la commission d’enquête vénézuélienne (JIAAC), avec l’assistance du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français et du National Transportation Safety Board (NTSB) américain. Le BEA était notamment chargé de l’analyse des enregistreurs de vol.
Les investigations, appuyées sur l’analyse des enregistreurs de vol, ont permis de reconstituer les circonstances de l’accident. L’équipage a notamment été confronté à des conditions météorologiques particulièrement dégradées, nécessitant l’utilisation répétée des systèmes antigivrage. L’enquête a mis en évidence une perte progressive de vitesse de l’appareil, qui a conduit à son décrochage, puis à sa chute quelques minutes plus tard. Les investigations ont également écarté les hypothèses d’un attentat, d’un sabotage ou d’une défaillance technique de l’avion.

Les enquêteurs ont retenu une combinaison de plusieurs facteurs ayant contribué à la catastrophe, parmi lesquels les conditions météorologiques, une gestion inadaptée du vol, un excédent de masse de l’appareil ainsi que des défaillances dans la coordination de l’équipage.

L’information judiciaire ouverte en France s’est conclue par une ordonnance de non-lieu, estimant qu’aucune responsabilité pénale autre que les défaillances humaines de l’équipage ne pouvait être retenue. L’Association des Victimes de la Catastrophe Aérienne (AVCA) a contesté cette décision en exerçant les voies de recours prévues par la loi.

Cette association, créée à la suite du crash pour représenter et défendre les intérêts des familles des victimes, poursuit aujourd’hui son engagement. En juillet 2026, ses membres ont décidé d’élargir son objet social afin d’accompagner également les victimes d’autres drames. Devenue AVCA-AD (« Autres Drames »), l’association témoigne ainsi de sa volonté de mettre l’expérience acquise auprès des familles du crash de Maracaïbo au service d’autres victimes confrontées à des épreuves similaires.

En ce jour de mémoire, la FENVAC rend hommage aux 160 personnes qui ont perdu la vie dans le crash aérien du vol West Caribbean Airways 708. Elle adresse une pensée émue à leurs familles ainsi qu’à toutes celles et ceux dont la vie a été durablement bouleversée par cette catastrophe. Ce temps de recueillement rappelle également l’importance de poursuivre les efforts en faveur de la sécurité aérienne, de la vérité et de la justice en mémoire des victimes.

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