MÉMOIRE I N’OUBLIONS PAS LES VICTIMES DE L’ATTENTAT DU 4 AVRIL 2020 À ROMANS-SUR-ISÈRE

Il y a 5 ans, en plein confinement, la ville de Romans-sur-Isère a été frappée par un attentat qui a coûté la vie à deux personnes et fait cinq blessés. L’attaque s’est produite en début d’après-midi, lorsque l’assaillant, armé d’un couteau, s’est lancé dans une série de violences dans une rue commerçante du centre-ville. Cette tragédie a profondément bouleversé toute la nation.

Les deux victimes mortelles de cette attaque sont Thierry Nivon, 55 ans, et Julien Vinson, 44 ans. Tous deux ont été poignardés par l’assaillant et n’ont pas survécu à leurs blessures. En plus de ces deux morts tragiques, cinq autres personnes ont été blessées, dont deux ont été hospitalisées dans un état grave. L’attaque s’est déroulée dans un moment où les rues étaient moins fréquentées en raison du confinement imposé par la pandémie de COVID-19.

L’assaillant, un réfugié soudanais de 32 ans, a été interpellé sur les lieux de l’attaque. Après avoir commis son acte, il a été maîtrisé par des témoins et rapidement arrêté par les forces de l’ordre. Lors de son arrestation, il a crié « Allah Akbar », un acte qui a immédiatement orienté l’enquête vers une motivation terroriste.

Les investigations ont mis en lumière des éléments concernant l’état mental de l’individu, ce qui a conduit à des débats sur la dimension de son acte, qu’il soit idéologique ou issu d’une fragilité psychologique. Il a en effet été diagnostiqué souffrant de troubles psychiatriques bien que l’issue de ces investigations ait permis de conclure qu’il était apte à être jugé.

Bien qu’il ait agi seul, la question des complices n’a pas été complètement écartée et les autorités ont poursuivi leur enquête pour déterminer si d’autres personnes étaient impliquées de près ou de loin dans la préparation ou l’exécution de l’attaque. À ce jour, il n’y a aucune preuve concrète de complicité.

Le procès en première instance, prévu devant la Cour d’assises de Paris du 27 octobre au 7 novembre 2025, constitue une étape essentielle dans la quête de justice pour les victimes survivantes et toutes les familles, ainsi que dans la lutte contre le terrorisme. Ce procès devrait apporter des éclaircissements sur les motivations de l’assaillant et permettre aux victimes et aux proches de trouver, espérons-le, un début de réponse face à cette tragédie.

Ne les oublions pas.

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