Le 23 mai 2004, une partie du Terminal 2E de l’aéroport Charles-de-Gaulle s’est effondré : 4 personnes ont été tuées et 7 autres blessées grièvement. Cet accident tragique survenu dans le deuxième plus grand aéroport européen a soulevé de nombreuses interrogations sur les conditions de conception et de sécurité d’un bâtiment inauguré un an plus tôt.
Malgré la mobilisation immédiate des secours, l’ampleur des dégâts n’a laissé que peu de chance aux personnes ensevelies sous les décombres.
L’enquête a mis en lumière une accumulation de défaillances techniques et de dysfonctionnements dans le processus de conception, de validation et de construction de l’ouvrage. Des erreurs structurelles graves, notamment au niveau de l’arche en béton, ont été identifiées, ainsi que des choix architecturaux insuffisamment testés. Plusieurs rapports d’experts ont pointé du doigt la recherche d’une performance architecturale au détriment de la sécurité des usagers.
Le procès, très attendu, s’est ouvert quinze ans après les faits. En décembre 2020, le Tribunal correctionnel de Paris a condamné Aéroports de Paris (ADP) à 225 000 euros d’amende ainsi que trois de ses sous-traitants. D’autres parties, dont des bureaux d’études, ont été sanctionnées. La FENVAC, engagée depuis le début aux côtés des victimes et de leurs proches, était partie civile à ce procès. Elle a œuvré pour que la vérité soit établie, que les responsabilités soient reconnues et que les souffrances des familles ne soient pas oubliées.
En ce jour de commémoration, la FENVAC tient à rendre hommage aux victimes et renouvelle son engagement à défendre les droits de toutes celles et ceux confrontés aux drames collectifs.
Ne les oublions jamais.





