MÉMOIRE I Nous rendons hommage à Laura et Mauranne assassinées sur le parvis de la gare Saint-Charles le 1er octobre 2017

Le 1ᵉʳ octobre 2017, peu avant 13h45 sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille, une attaque au couteau a été perpétrée. Un homme, assis sur un banc du parvis, s’est levé et s’est dirigé vers deux jeunes femmes qui discutaient. Il les a poignardées à plusieurs reprises, l’une après l’autre, avant de se retourner vers une patrouille de militaires du dispositif Sentinelle. Il a crié « Allahu Akbar » au moment d’agir. Un militaire a tiré sur l’assaillant à deux reprises, le touchant mortellement. L’attaque a été rapidement revendiquée par l’État islamique.

Les deux victimes, cousines âgées de 20 ans, ont perdu la vie dans cet attentat : Laura Paumier et Mauranne Harel. Laura suivait une formation en soins infirmiers et Mauranne étudiait la médecine.

Le tueur, identifié comme Ahmed Hanachi, ressortissant tunisien en situation irrégulière, avait été interpellé la veille à Lyon pour vol, puis remis en liberté, sans placement en rétention.

Une enquête a été ouverte pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et « tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique », confiée à la Direction centrale de la police judiciaire et à la DGSI.

L’émotion a été grande. Un an jour pour jour après l’attaque, le 1ᵉʳ octobre 2018, une stèle commémorative a été inaugurée sur le lieu même du drame, sur le parvis de la gare Saint-Charles, pour rendre hommage aux deux victimes, avec une plaque sur laquelle était inscrite « À la mémoire des victimes des attentats terroristes ».

Cette plaque et le monument ont malheureusement fait l’objet de dégradations : la plaque a été arrachée, le socle vitré partiellement brûlé. Un homme a été condamné à trois ans de prison ferme pour ces dégradations, reconnues comme un « vol d’un bien culturel relevant du domaine public mobilier » et une « dégradation ou détérioration de bien ».

La mémoire de Laura Paumier et de Mauranne Harel doit rester vivante. Nous devons honorer leur nom, exiger que la justice fixe les responsabilités, y compris celles de l’État, et veiller à ce que de telles tragédies ne soient pas oubliées, ni leur souvenir bafoué.

Nous soutenir

C’est grâce à votre soutien que nous pouvons vous accompagner dans l’ensemble de vos démarches, faire évoluer la prise en charge des victimes par une mobilisation collective, et poursuivre nos actions de défense des droits des victimes de catastrophes et d’attentats.

Soutenir la FENVAC

Ils financent notre action au service des victimes